| Mots clés |
Description des compétences, Compétence communicative, Proficiency, Référentiels pour les langues, Échelles de compétence, Apprentissage d'une langue étrangère, Birman langue étrangère, Enseignement-Apprentissage, Cecrl, Jlpt, Actfl |
| Resumé |
Depuis les années 80, les échelles de compétence décrivant différents niveaux de compétence en langue sont devenues courantes dans les programmes d'apprentissage des langues étrangères. En offrant des descriptions des compétences à différents niveaux, elles permettent aux apprenants de suivre leur progression, assurent transparence et cohérence dans les systèmes éducatifs, jouent un rôle important dans l'évaluation et la certification, et influencent à la fois l'enseignement et l'apprentissage des langues. Depuis la publication du CECRL (Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues), de nombreux pays, y compris non européens, l'ont adopté ; reconnu qu'il est pour structurer l'enseignement, l'apprentissage et l'évaluation des langues. Les niveaux du CECRL, allant de A1 à C2, sont largement utilisés comme référence. Le birman langue étrangère étant encore peu enseigné comme langue, les apprenants cherchent à situer leur niveau de compétence en s'appuyant sur le CECRL. Dans leur apprentissage du birman langue étrangère, les indicateurs utilisés ("débutant" ou "intermédiaire", ou encore « première année de licence ») ne sont pas suffisamment précis pour situer leur compétence en birman, ce qui rend difficile le suivi de leur progression et laisse la finalité de leur apprentissage floue. Certains établissements s'inspirent également des niveaux du JLPT (Japanese Language Proficiency Test) et des Proficiency Guidelines de l'ACTFL (American Council on the Teaching of Foreign Languages) pour les adapter à l'enseignement et à l'évaluation du birman. En tant que langue monosyllabique à tons, isolante et agglutinante, le birman pose des défis particuliers aux apprenants, notamment en raison des écarts marqués entre ses formes écrite et orale, ainsi qu'entre ses registres formel et informel. De plus, les recherches sur le domaine restent limitées, rendant difficile la comparaison des niveaux de compétence entre les différentes institutions qui enseignent le birman. Pour évaluer et adapter au birman, il est essentiel de comprendre d'abord ces outils et leur rôle dans l'enseignement et l'apprentissage des langues. Il faut ensuite déterminer s'ils peuvent être adaptés aux spécificités du birman et identifier les éléments à conserver ou modifier pour créer un référentiel de cette langue. La présente recherche adopte une approche qualitative et descriptive, ainsi qu'une approche compréhensive et interprétative, pour comprendre les Proficiency Guidelines de l'ACTFL, le JLPT et le CECRL ; et pour analyser leur cohérence interne et leur rôle. Une approche comparative a également été utilisée pour évaluer l'adaptabilité de ces outils au birman, en soulignant les contraintes linguistiques spécifiques pouvant freiner l'adoption de ces référentiels. Les résultats de la recherche montrent que le CECRL est le cadre le plus adapté pour développer un outil de référence pour cette langue. Ce cadre offre une base commune et cohérente pour concevoir des programmes, des référentiels, et des supports pédagogiques, tout en clarifiant les objectifs d'apprentissage pour une application pratique à toutes les langues. Le CECRL se distingue par sa capacité à traiter de manière exhaustive les questions liées au contexte, aux objectifs du programme, aux besoins et à la nature des apprenants, en tant que guide, contrairement à d'autres outils. Il définit les caractéristiques nécessaires pour tout usage et apprentissage d'une langue, en reflétant son usage réel et en considérant l'apprenant comme un utilisateur actif dans la communication. Le CECRL est donc un modèle pertinent pour définir les niveaux de compétence en birman langue étrangère, concevoir des programmes adaptés et établir des objectifs d'apprentissage clairs, en remplaçant ainsi des niveaux vagues comme "débutant" ou "intermédiaire". |