Une franche exploitation salariale : enquête sur le rapport de colonialité dans les zones franches en Haïti
A clear exploitation of Labor : an inquiry into the coloniality of power in Haiti's Free Trade Zones
par Wilsot LOUIS sous la direction de Marie-Anne DUJARIER
Thèse de doctorat en Sociologie
ED 624 Sciences des Societes

Soutenue le mardi 10 décembre 2024 à Université Paris Cité

Sujets
  • Discrimination dans l'emploi
  • Division internationale du travail
  • Droit du travail
  • Économie de marché
  • Haïti
  • Postcolonialisme
  • Zones et ports francs
Le texte intégral n’est pas librement disponible sur le web
Vous pouvez accéder au texte intégral de la thèse en vous authentifiant à l’aide des identifiants ENT d’Université Paris Cité, si vous en êtes membre, ou en demandant un accès extérieur, si vous pouvez justifier de de votre appartenance à un établissement français chargé d’une mission d’enseignement supérieur ou de recherche

Se connecter ou demander un accès au texte intégral

Les thèses de doctorat soutenues à Université Paris Cité sont déposées au format électronique

Consultation de la thèse sur d’autres sites :

Theses.fr

Description en anglais
Description en français
Mots clés
Haiti, Zones franches industrielles, Expérience professionnelle, Colonialité, Emploi, Domination, Exploitation, Études postcoloniales, Droit du travail
Resumé
Cette thèse se penche sur les zones franches en Haïti. Ces lieux de production s'inscrivent dans une histoire des rapports sociaux entre les pays du Nord et du Sud. Cette recherche propose de comprendre la construction sociale des rapports de colonialité, d'une part, et comment ils sont vécus par les ouvrières et ouvriers, d'autre part. Avec un cadre théorique articulant la sociologie du travail, la sociologie clinique et l'approche décoloniale, cette recherche mobilise une méthodologie qualitative par entretiens et observations auprès des ouvrières et ouvriers haïtiens dans les départements du Nord et du Nord-Est. Elle comprend également l'analyse d'un corpus documentaire. Cette recherche explique, premièrement, comment les institutions nationales et internationales contribuent à maintenir une division internationale du travail qui permet une surexploitation dans les zones franches. Elle montre que l'organisation taylorienne du travail est caractérisée par l'autoritarisme, des violences psychiques et physiques, du racisme et finalement des conditions de travail extrêmement pénibles. Deuxièmement, cette recherche met en lumière la manière dont les ouvrières et les ouvriers transforment leur souffrance en défi et tentent de résister à cette franche exploitation, tant individuellement que collectivement. Cette thèse apporte une contribution significative à la sociologie du travail en Haïti, notamment à la connaissance du travail salarié dans les zones franches, peu connues. Elle favorise également un dialogue entre la sociologie du travail, la sociologie clinique et l'approche décoloniale pour l'analyse du travail salarié, des organisations et des institutions.